vendredi 10 juillet 2009

Quand la nuit arrive...

Mon compagnon d'aventure aussi courte que sympathique vient de repartir, le soir commence à approcher, et je suis là, assis sous un abri en bois, à regarder tomber la pluie. Plus un chat, plus un bruit. Ils avaient pas menti en parlant de désert... La question que je me suis maintes fois posée flotte à nouveau dans l'air. Qu'est-ce que je suis venu faire ici?
Je pensais que le coin serait animé, qu'il y aurait des groupes de surfeurs autour d'un feu sur la plage, en train de jouer de la guitare, avec des filles qui dansent à moitié nues, et... Enfin bref, rien de tout ça, juste moi, mes pensées et le plic ploc des gouttes sur le sol.
Mais je sais pourquoi je suis venu. Pour voir la mer et prendre des photos! Alors c'est pas une petite pluie qui va m'arrêter. J'attrape mon sac et je reprends la route. Demain, je pense aller vers l'ouest, alors tant qu'à faire autant s'avancer un peu!

La descente en bord de mer est magnifique, et le temps gris et brumeux ajoute une petite touche onirique au paysage. Lorsque j'atteins le premier petit village en bas de la route, la luminosité annonce la fin de la journée, même si je n'ai malheureusement pas l'honneur d'un coucher de soleil.
Je décide alors de m'arrêter là pour aujourd'hui, et pars à la recherche d'un endroit où passer la nuit. Le sable de la plage est bien sûr le plus attrayant, mais le temps ne le permet pas...

L'aventure est excitante, mais quand la nuit arrive, la solitude aussi. Pas un sentiment désagréable, juste quelque chose de fort et particulier. Je me rends compte que, de vivre en colocation, j'ai perdu l'habitude d'être seul.
Après un long moment à réfléchir sur le sens du voyage, je m'endors, bien fatigué de ma journée, sous un petit abri, bercé par le bruit de la mer...

mercredi 8 juillet 2009

Dune et désert

Lorsqu'on arrive finalement au pied de la dune, il est environ 4 heures et le soleil est encore haut dans le ciel. A peine garés, je saute de la voiture, excité à la simple vue du sable et de l'océan.
Premier pas sur la dune. J'enlève mes chaussures et laisse les grains de sable filer entre mes orteils...

Passé la première petite côte, la dune se dessine au loin et je comprends pourquoi ils parlent de désert. Une grande étendue de sable, sans végétation, et le petit plus, des dromadaires qui attendent les touristes. Des dromadaires, au Japon... C'est 100 yen pour prendre une photo, 200 pour se faire prendre en photo avec, 500 si on veut monter dessus pour la photo et enfin 1500 le petit trip à dos de dromadaire. Comme on dit, pas de petit profit!

Le temps d'arriver au sommet de la dune, le ciel a viré du bleu au gris, sans prévenir. Au bord de l'océan, le temps est bien capricieux.
On admire un peu la vue, puis on repart en direction de la voiture. On croise un groupe qui rentre avec des sacs de parapente sur le dos. Ca me rappelle la dune du Pyla, où des parapentistes profitent de l'air montant pour s'envoler et virevolter au dessus de la dune.
Mais entre la dune du Pyla et celle de Tottori, c'est sans aucune hésitation Pyla ma favorite. Le sable y est plus clair, plus fin, et une fois au sommet, on a l'impression d'être suspendu entre deux océans, un d'eau et un de pins...

Les photos ici

lundi 6 juillet 2009

Vagabond

Il y a trois semaines, j'ai profité d'un week-end de trois jours pour ressortir mon sac à dos et ma pancarte direction la mer du Japon.
Tottori est une préfecture qui se situe à environ 300 km au nord-ouest de Kyoto. Je n'étais encore jamais allé autant à l'ouest de Kyoto, et c'est donc par là que j'ai décidé de commencer ce petit périple.
Direction donc Tottori, la ville du même nom, où il y a parait-il une dune énorme et ce qu'ils appellent "le désert de Tottori".

Après un premier trajet en stop, je me retrouve dans la campagne de Hyogo. J'apprécie le soleil et l'excitation de ce petit road trip avant de me remettre en route.
Après un court moment, une voiture s'arrête. C'est un jeune qui va jusqu'à la ville suivante et qui me propose de m'emmener. En chemin, on commence à discuter et à rigoler, et je lui dis que je veux voir la dune de Tottori. Il réfléchit un instant et me dit que, chose rare, il est en congé, et qu'il n'a jamais vu la dune non plus. Finalement il me propose, si ça ne me dérange pas, d'y aller ensemble.
Et nous voilà partis à 70 km/h à travers la campagne, dans sa petite camionette blanche, coincé entre mon sac et le siège!

Deux heures de route plus tard, la proximité de l'océan se fait sentir. La végétation change petit à petit, les feuillus se changent en pins et la terre en sable. Au détour d'un virage, l'océan fait une brève apparition. Arrivé sur la côte, je ressens comme un parfum de nostalgie. Le paysage ressemble à celui des Landes, où je vais tous les ans depuis mon enfance. Vite, j'ouvre la fenêtre, passe ma tête dehors et respire profondément. L'air sent le sable et la résine de pin. Tellement de bons souvenirs...
On longe la côte pendant encore 5 bons kilomètres. Je suis surpris par la taille des vagues. Je pensais qu'il n'y avait pas de vagues à la mer du Japon, mais il y a bien 1m50. Ca a l'air d'être un coin réputé pour les surfers. J'ai bien envie d'aller me jeter à l'eau, mais notre destination est proche et on poursuit notre route...

mercredi 24 juin 2009

Gare aux rapaces!!!

Il y a deux jours, j'étais tranquillement assis au bord de la rivière près de chez moi. Je me dis, tiens j'ai une petite faim, alors je sors une brioche de mon sac. Là je sens un souffle contre ma joue et mon épaule, et le temps que je comprenne ce qui s'était passé, la brioche avait laissé la place à une coupure sur mon doigt et un milan s'envolait avec ma brioche°°
Le temps de l'insulter un peu, il s'était rendu compte que la brioche était encore emballée, et se l'était faite voler par un corbeau.
Je dirais deux choses. C'est pas tous les jours qu'on se fait couper le doigt par une serre de Milan et c'était une expérience unique, mais pour ce qui est du combat de rue et du déballage, les corbeaux sont quand même les meilleurs.

mercredi 3 juin 2009

On l'a retrouvé!

C'est de la porte qui grince que tu veux bouffer ce soir???

mardi 5 mai 2009

Serpents et lézards

Samedi, comme j'étais en congé et que le temps était au beau fixe, j'en ai profité pour aller faire un peu de randonnée. En ce même moment, avec les nouvelles feuilles, la montagne est vraiment jolie, avec toutes ces teintes de vert.

Je suis parti direction le Mt Hiei. Le Mt Hiei se trouve au nord-est de Kyôto, avec à son sommet le Enryaku-ji, célèbre temple bouddhique dont j'avais déjà parlé!
Bref, le but de ma randonnée n'était pas le temple, que j'ai déjà vu, mais un village qui se trouve de l'autre côté de la montagne, et qui s'appelle Sakamoto.

Je me lance donc sur le sentier, au milieu des pierres et des arbres, pour quelques trois heures d'ascension.



En chemin, je rencontre un "ami" inattendu, un serpent qui pensait certainement ne pas être dérangé dans sa sieste. Ma méconnaissance des serpents m'a offert quelques instants de stress (quand même pas assez pour que j'oublie de prendre une photo:)), mais il après quelques recherches, il s'est avéré que c'était un serpent de la famille des couleuvres. Stresser devant une couleuvre, ahlala!


Ah j'oubliais le lézard flippé, tout de même assez curieux pour sortir la tête!


Après une deuxième frayeur,


oui bon je sais il n'y a pas de boa au Japon, mais quand même on dirait un serpent non? Non? Allez en regardant vite fait... Même pas? Bon...
Je disais donc après pas de deuxième frayeur, j'arrive dans un endroit très charmant, sorte de jardin des plantes avec des petits arbres très colorés. Désolé de mon ignorance, j'ai pas plus de détails... mais très joli en tout cas!


Finalement, arrivée au sommet, avec vue imprenable sur le lac Biwa, qui est... assez moche faut bien le dire, côté sud, et Otsu. Mais tout de même, après la montée on apprécie bien la vue!



Bon, je vous passe la fin, comme je me suis trompé en descendant et que je suis jamais arrivé dans le village où je voulais aller. Après deux bonnes heures de descente, j'ai sauté dans un train, épuisé, direction Kyôto. Home sweet home!
Quant à Sakamoto, ce sera pour la prochaine fois! Il me reste encore beaucoup de chemins à explorer!

dimanche 3 mai 2009

Promenade à Uji

Mardi dernier, profitant d'un jour de congé, je suis allé me promener à Uji. Uji est une petite ville au sud de Kyôto, célèbre pour son thé et pour le temple bouddhique Byôdô-in.

C'est une petite très agréable traversée par une rivière, et un endroit idéal pour flâner.
Après avoir marché au bord de la rivière et traversé le sanctuaire d'Uji, direction le sommet de la colline pour prendre un peu de hauteur et contempler la ville qui s'étend à nos pieds.



Puis, le temps devenant menaçant, on décide de redescendre en direction d'un petit temple un peu plus au sud.
On arrive juste avec la pluie. L'odeur de bois mouillé emplit l'air. Personne d'autre que nous. Comme fond sonore, rien d'autre que le bruit des gouttes qui tombent et du vent dans les arbres.
Aucun mouvement, le temps est comme arrêté. C'est la première fois que je ressens cela avec autant de force. J'ai l'impression de me fondre dans l'atmosphère de ce lieu.




Après la pluie vient le beau temps, comme dit le proverbe. Le soleil nous sort de notre rêverie et illumine le temple et la montagne de couleurs.



Le temps de redescendre en ville, une nouvelle averse nous surprend et on décide de faire une pause dans une soba-ya, pour manger des nouilles de sarrasin.


Finalement, on se dirige vers le Byôdô-in, malgré tout incontournable, et qu'on a quand même envie de visiter.
Instant "carte postale"!


Le temps de visiter le musée du temple, et le soleil est de retour, nous offrant un nouveau spectacle...




Mais c'est au bord de la rivière, baignée par la lumière du soleil couchant, que se finira notre journée!



Si vous venez à Kyôto et avez un peu de temps, n'hésitez pas à passer faire un tour à Uji, ça en vaut la peine!